Crises d’épilepsie : comment réduire les risques
Basé sur des recommandations cliniques internationales
Aperçu
Une crise est un trouble temporaire de l’activité électrique du cerveau. Cela peut provoquer des mouvements inhabituels, des sensations étranges ou une perte de connaissance. Réduire les risques, c’est adopter des habitudes qui évitent les situations susceptibles de déclencher une crise.
Faits essentiels
- Certaines habitudes de vie comme le manque de sommeil, le stress ou l’alcool peuvent augmenter le risque de crise.
- Respecter son traitement, s’il est prescrit, réduit nettement le risque de récidive.
- En cas de crise qui dure plus de 5 minutes ou qui se répète, il faut appeler immédiatement le 15 ou le 112.
Les crises sont assez fréquentes. Environ une personne sur 20 peut vivre une crise au cours de sa vie, mais cela ne signifie pas toujours qu’elle a une épilepsie.
Les crises peuvent survenir à tout âge, mais elles touchent plus souvent les enfants en bas âge et les personnes âgées. Toutefois, n’importe qui peut être concerné.
Symptômes
- Crise qui dure plus de 5 minutes
- Crises qui se répètent sans reprise de conscience entre elles
- Difficulté à respirer après la crise
- Blessure grave pendant la crise
- ⚠Crise inhabituelle ou plus longue que d’habitude
- ⚠Convulsions avec fièvre chez un enfant
- ⚠Confusion qui persiste longtemps après la crise
Symptômes courants
- Confusion pendant quelques minutes
- Mouvements involontaires d’un bras ou d’une jambe
- Sensations bizarres (déjà-vu, odeur étrange, picotement)
- Perte de connaissance brutale
Symptômes chez l'enfant
- Chez l’enfant, une crise peut passer inaperçue : il fixe le vide pendant quelques secondes, ne répond plus, puis reprend son activité comme si de rien n’était.
Symptômes chez les personnes âgées
- Chez les personnes âgées, les crises peuvent ressembler à une confusion, à des chutes inexpliquées ou à des moments d’absence.
Causes
Causes principales
- Lésion cérébrale, par exemple après un traumatisme ou un accident vasculaire cérébral
- Infection du cerveau, comme une méningite
- Consommation d’alcool ou arrêt brutal de l’alcool
- Manque de sommeil
- Lumières clignotantes, chez certaines personnes sensibles
Facteurs de risque
- Antécédents familiaux d’épilepsie
- Âge extrême (petite enfance ou vieillesse)
- Maladie cérébrale existante
- Prise irrégulière d’un traitement antiépileptique, s’il est prescrit
Quand consulter un médecin
Consultez un médecin en urgence si :
- Vous ressentez pour la première fois des secousses ou des pertes de connaissance
- Vos crises deviennent plus fréquentes ou plus intenses
Prenez un rendez-vous de routine si :
- Lors de votre suivi médical, pour faire le point sur vos crises et votre traitement
- Avant de prendre un nouveau médicament, même en vente libre
Diagnostic
Le médecin s’appuie sur ce que vous racontez, sur ce que décrivent vos proches, et sur des examens complémentaires.
Tests qui peuvent être effectués
- Électroencéphalogramme (EEG) : on mesure l’activité électrique du cerveau à l’aide de petites pastilles posées sur le crâne
- Imagerie cérébrale (scanner ou IRM) : pour voir la structure du cerveau
- Analyses de sang : pour chercher une cause possible comme une infection ou un trouble métabolique
À quoi s'attendre lors de votre rendez-vous
L’examen est indolore. Parfois, on vous demande de dormir moins la veille pour mieux observer l’activité du cerveau pendant le sommeil.
Traitement
Le traitement vise à diminuer le nombre de crises, parfois jusqu’à les faire disparaître, tout en limitant les effets indésirables.
Soins personnels à domicile
- Dormir suffisamment et à heures régulières
- Éviter l’alcool ou en limiter la consommation
- Réduire le stress par la relaxation, la respiration ou des activités calmes
- Ne pas sauter de repas
Traitements médicaux
Il existe des médicaments qui stabilisent l’activité électrique du cerveau. Ils doivent être pris chaque jour, à la même heure, sans arrêt brutal. Selon les situations, d’autres approches comme un régime alimentaire spécifique ou des techniques de neurostimulation peuvent être proposées. Discutez toujours avec votre médecin avant de modifier quoi que ce soit.
Quand la chirurgie est-elle envisagée ?
Quand les crises ne sont pas contrôlées par les médicaments et que leur point de départ dans le cerveau est bien identifié, une intervention chirurgicale peut être envisagée après un bilan approfondi.
Vivre avec cette affection
Vivre avec des crises demande quelques précautions, mais la plupart des personnes mènent une vie active et sociale normale. Il est utile d’informer vos proches de ce qu’il faut faire en cas de crise.
Conseils de mode de vie
- Suivre les conseils de votre médecin pour la conduite automobile
- Ne pas se baigner seul
- Éviter de travailler en hauteur sans protection
- Porter un bracelet d’alerte médicale peut être utile
Alimentation et exercice
Une alimentation équilibrée et une activité physique régulière sont bonnes pour le cerveau. Certaines personnes suivent un régime cétogène, mais uniquement sous contrôle médical. Parlez-en à votre équipe soignante avant de changer vos habitudes.
Santé mentale et bien-être émotionnel
Vivre avec une peur des crises peut être épuisant. Il est important d’en parler à un professionnel de santé et de ne pas rester isolé. L’anxiété peut se soigner.
Prévention
On ne peut pas toujours éviter la première crise, mais on peut fortement réduire le nombre de crises en suivant son traitement, en dormant assez et en évitant les déclencheurs connus.
Complications
En l'absence de traitement
- Blessures lors d’une chute pendant la crise
- Accidents de la route si vous conduisez au moment d’une crise
- Longue crise qui ne s’arrête pas (état de mal épileptique), une urgence médicale grave
- Noyade dans un bain ou une piscine
Pronostic à long terme
Avec un traitement adapté, environ 7 personnes sur 10 ne font plus de crises. Même quand les crises persistent, il est possible de vivre une vie riche, avec des amis, une famille et un travail. L’avenir est plus serein grâce aux progrès médicaux et à un bon accompagnement.
Trouver du soutien
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Vérifiez toujours avec votre médecin
Les recommandations de santé varient selon les pays et les régions. Les informations de cet article sont fondées sur des recommandations cliniques internationales, mais peuvent ne pas refléter les recommandations, médicaments ou pratiques spécifiques de votre pays. Discutez toujours de vos préoccupations de santé avec votre médecin ou professionnel de santé, et consultez les recommandations nationales locales lorsqu'elles sont disponibles.
Avis important Ces informations sont fournies à titre éducatif uniquement. Elles ne remplacent pas les conseils médicaux, le diagnostic ou le traitement d'un professionnel. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié au sujet de votre situation spécifique. En cas d'urgence médicale, appelez immédiatement les services d'urgence locaux.
Affections liées
Sources et recommandations
Cet article est éducatif et s'appuie sur des sources reconnues d'information sanitaire et de recommandations cliniques lorsqu'elles sont disponibles. Les liens vers les sources peuvent varier selon le sujet.
Dernière mise à jour: 31 juillet 2026
Note éducative: Ces informations sont uniquement à titre éducatif et ne constituent pas un diagnostic.
Utilisez-les pour compléter, et non remplacer, l'avis d'un professionnel de santé.
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