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Le test FIT (recherche de sang occulte dans les selles par test immunologique) est un test de dépistage du cancer colorectal. Il détecte des traces de sang invisibles à l'œil nu dans les selles, à l'aide d'anticorps. Ce test se fait à domicile : vous prélevez un petit échantillon de selles et vous l'envoyez par courrier à un laboratoire. Simple et indolore, il est proposé tous les deux ans aux personnes de 50 à 74 ans en France. Un résultat positif ne signifie pas forcément un cancer, mais nécessite une coloscopie pour vérifier.
Faits essentiels
Le dépistage par test FIT est largement utilisé en France. Pourtant, seulement 30 % environ des personnes éligibles participent au dépistage organisé, alors que le cancer colorectal touche plus de 40 000 personnes chaque année en France.
Le test FIT s'adresse principalement aux personnes de 50 à 74 ans, sans symptômes ni antécédents particuliers. Les personnes ayant des antécédents familiaux de cancer colorectal ou des maladies inflammatoires de l'intestin (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique) peuvent nécessiter un dépistage plus précoce ou plus rapproché, selon l'avis de leur médecin.
Le test FIT est le premier outil de dépistage organisé. Si le test est positif (c'est-à-dire qu'il a détecté du sang), une coloscopie est pratiquée. La coloscopie permet d'examiner l'intérieur du côlon et du rectum avec une petite caméra flexible, et de retirer d'éventuels polypes ou tumeurs pour les analyser.
Pour le test FIT, vous recevez un kit avec des explications. Vous prélevez un très petit échantillon de selles à l'aide d'un bâtonnet, le mettez dans un tube, puis retournez le tout par courrier au laboratoire. Les résultats sont généralement disponibles sous 5 à 10 jours. Vous les recevez par courrier ou via votre médecin. Si le test est positif, vous serez appelé pour programmer une coloscopie, qui se déroule en hôpital de jour, dure environ 30 minutes et se fait sous sédation pour être indolore. Avant la coloscopie, vous devrez suivre un régime sans résidus et prendre un laxatif pour vider le côlon.
Le traitement du cancer colorectal dépend du stade (taille, extension), de la localisation précise et de l'état général du patient. Il est décidé par une équipe pluridisciplinaire réunissant chirurgien, oncologue, radiothérapeute, gastro-entérologue et d'autres spécialistes. Les traitements peuvent être combinés.
Après un traitement pour un cancer colorectal, un suivi médical régulier est nécessaire : examens, coloscopies de contrôle, analyses de sang et parfois imagerie. Selon le stade et les traitements, vous pourrez reprendre une vie normale progressivement. Certaines personnes gardent des séquelles (troubles du transit, fatigue, douleurs) qui nécessitent des adaptations. Soyez patient avec vous-même et suivez les conseils de votre équipe pour améliorer votre qualité de vie.
On ne peut pas prévenir tous les cancers colorectaux, mais on peut réduire considérablement le risque. Le dépistage régulier par test FIT permet de détecter et d'enlever les polypes avant qu'ils ne deviennent cancéreux. Adopter un mode de vie sain (alimentation équilibrée, activité physique, poids santé, arrêt du tabac, modération de l'alcool) contribue également à la prévention.
Le dépistage organisé en France : toutes les personnes de 50 à 74 ans reçoivent une invitation du Centre régional de coordination des dépistages des cancers (CRCDC) tous les 2 ans pour effectuer un test FIT. Vous pouvez aussi en parler à votre médecin traitant, qui vous remettra le kit. Le test est gratuit. En cas d'antécédents familiaux, un dépistage par coloscopie directe peut être recommandé.
Lorsqu'il est détecté tôt, le cancer colorectal est traitable et souvent guérissable. Le taux de survie à 5 ans dépasse 90 % pour les cancers localisés. Grâce au dépistage, de plus en plus de cas sont diagnostiqués à un stade précoce. Même à un stade avancé, les traitements modernes (chirurgie, chimiothérapie, thérapies ciblées, radiothérapie) permettent de contrôler la maladie et d'améliorer la qualité de vie sur de nombreuses années. Il y a beaucoup de raisons d'avoir espoir.
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Vérifiez toujours avec votre médecin
Les recommandations de santé varient selon les pays et les régions. Les informations de cet article sont fondées sur des recommandations cliniques internationales, mais peuvent ne pas refléter les recommandations, médicaments ou pratiques spécifiques de votre pays. Discutez toujours de vos préoccupations de santé avec votre médecin ou professionnel de santé, et consultez les recommandations nationales locales lorsqu'elles sont disponibles.
Avis important Ces informations sont fournies à titre éducatif uniquement. Elles ne remplacent pas les conseils médicaux, le diagnostic ou le traitement d'un professionnel. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié au sujet de votre situation spécifique. En cas d'urgence médicale, appelez immédiatement les services d'urgence locaux.
Cet article est éducatif et s'appuie sur des sources reconnues d'information sanitaire et de recommandations cliniques lorsqu'elles sont disponibles. Les liens vers les sources peuvent varier selon le sujet.
Dernière mise à jour: 8 juillet 2026
Note éducative: Ces informations sont uniquement à titre éducatif et ne constituent pas un diagnostic.
Utilisez-les pour compléter, et non remplacer, l'avis d'un professionnel de santé.
Si les symptômes sont graves, s'aggravent ou sont urgents, appelez le numéro d'urgence local ou consultez en urgence.
Les traitements médicaux incluent la chirurgie pour retirer la tumeur et les ganglions voisins, la radiothérapie (rayons à haute énergie) souvent utilisée pour les cancers du rectum, et la chimiothérapie (médicaments anticancéreux) administrée par voie intraveineuse ou orale, selon des protocoles standardisés. Des thérapies ciblées peuvent être proposées dans certains cas. Tous ces traitements sont prescrits et suivis par des spécialistes.
La chirurgie est souvent le traitement principal pour les cancers colorectaux localisés (sans métastases). Elle consiste à retirer la partie du côlon ou du rectum contenant la tumeur, ainsi que les ganglions lymphatiques proches. Dans certains cas, une stomie (poche extérieure) peut être nécessaire temporairement ou définitivement pour recueillir les selles. Votre chirurgien vous expliquera les options selon votre situation.
Une alimentation variée est conseillée : privilégiez les fruits, légumes, céréales complètes (riz complet, avoine, quinoa) et légumineuses (lentilles, pois chiches). Limitez les viandes rouges (bœuf, porc, agneau) et surtout les viandes transformées (charcuterie, bacon). L'activité physique modérée (au moins 150 minutes par semaine de marche ou équivalent) aide à la récupération, réduit la fatigue et pourrait diminuer le risque de récidive. Demandez conseil à votre médecin avant de commencer un nouveau programme.
Recevoir un diagnostic de cancer peut provoquer de l'anxiété, de la tristesse, de la colère ou du stress. Ces émotions sont normales. Parler à un professionnel de santé mentale (psychologue, psychiatre), à un travailleur social ou à des groupes de parole peut beaucoup aider. N'hésitez pas à solliciter votre médecin traitant pour une orientation.