Cervical cancer screening
Basé sur des recommandations cliniques internationales
Aperçu
Le dépistage du cancer du col de l’utérus est un examen qui permet de détecter très tôt des lésions précancéreuses (anomalies des cellules du col de l’utérus qui pourraient se transformer en cancer) avant même qu’elles ne deviennent un cancer. Cela se fait par un frottis (prélèvement de cellules du col) ou un test HPV (recherche du virus responsable). Plus le dépistage est fait tôt, plus on peut éviter le cancer.
Faits essentiels
- Le dépistage régulier peut prévenir 9 cancers du col de l’utérus sur 10.
- Il concerne toutes les femmes de 25 à 65 ans, avec ou sans vaccin contre les HPV.
- Le frottis dure quelques minutes, n’est pas douloureux (juste une gêne légère) et peut sauver la vie.
Le cancer du col de l’utérus est le 12e cancer le plus fréquent chez la femme en France. Grâce au dépistage, le nombre de cas a beaucoup diminué ces dernières décennies.
Il touche surtout les femmes entre 30 et 50 ans, mais peut arriver à tout âge. Les femmes qui n’ont jamais fait de frottis ou qui n’ont pas été vaccinées contre les HPV sont plus à risque.
Symptômes
- Saignement abondant soudain (plus qu’une règle normale) accompagné d’étourdissements ou de malaise
- Douleur très intense dans le bas-ventre qui ne passe pas
- Fièvre élevée avec douleur pelvienne
- ⚠Saignement après les rapports sexuels qui se reproduit plusieurs fois
- ⚠Pertes vaginales malodorantes qui durent plus d’une semaine
- ⚠Douleur persistante dans le bas-ventre ou pendant les rapports
Symptômes courants
- Saignements anormaux (entre les règles, après les rapports sexuels ou après la ménopause)
- Pertes vaginales inhabituelles (plus abondantes, colorées ou odorantes)
- Douleurs dans le bas-ventre ou pendant les rapports sexuels
Symptômes chez l'enfant
- Le cancer du col de l’utérus est extrêmement rare chez les enfants. Les symptômes seraient les mêmes que chez les adultes, mais encore plus exceptionnels.
Symptômes chez les personnes âgées
- Saignements après la ménopause (même un petit saignement doit être vérifié)
- Pertes vaginales qui ne disparaissent pas
- Douleurs pelviennes (dans le bas-ventre) sans cause évidente
Causes
Causes principales
- L’infection persistante par le virus du papillome humain (HPV), surtout les types 16 et 18, est la cause principale. Le HPV est un virus très courant, transmis par contact sexuel. La plupart des infections guérissent seules, mais si elles persistent, elles peuvent entraîner des lésions précancéreuses.
Facteurs de risque
- Ne jamais avoir fait de frottis ou ne pas avoir suivi le dépistage régulier
- Tabagisme (fumer affaiblit les défenses contre le HPV)
- Système immunitaire affaibli (par exemple à cause du VIH ou d’un traitement immunosuppresseur)
- Avoir eu plusieurs partenaires sexuels ou un partenaire ayant eu plusieurs partenaires
- Avoir commencé tôt les rapports sexuels (avant 18 ans)
- Utilisation prolongée de pilules contraceptives (plus de 5 ans) – risque faible
Quand consulter un médecin
Consultez un médecin en urgence si :
- Si vous avez des saignements anormaux après la ménopause
- Si vous avez des saignements après chaque rapport sexuel
- Si vous avez des douleurs pelviennes inhabituelles qui durent plus de quelques jours
Prenez un rendez-vous de routine si :
- Toutes les femmes de 25 à 65 ans doivent faire un dépistage régulier : tous les 3 ans entre 25 et 29 ans (frottis), puis tous les 5 ans entre 30 et 65 ans (test HPV). Consultez votre médecin traitant, gynécologue ou sage-femme.
- Même si vous êtes vaccinée contre le HPV, le dépistage reste nécessaire.
Diagnostic
Le dépistage commence par un frottis du col de l’utérus ou un test HPV. Le médecin prélève quelques cellules du col avec une petite brosse. Si le résultat est anormal, d’autres examens sont proposés.
Tests qui peuvent être effectués
- Frottis cervico-utérin (examen cytologique) : analyse des cellules du col au microscope
- Test HPV (recherche du virus papillome) : recherche de l’ADN du virus dans le prélèvement
- Colposcopie : examen du col à l’aide d’une loupe pour mieux voir les zones anormales
- Biopsie : petit prélèvement d’un morceau de tissu pour analyse si la colposcopie montre une anomalie
À quoi s'attendre lors de votre rendez-vous
Le frottis est fait chez votre médecin : vous êtes allongée, un spéculum est placé pour ouvrir le vagin (comme pour un examen gynécologique classique). Le prélèvement est rapide (quelques secondes), un peu gênant mais rarement douloureux. Vous pouvez reprendre vos activités tout de suite. Les résultats arrivent sous quelques jours à deux semaines.
Traitement
Le traitement dépend du stade des lésions. Pour les lésions précancéreuses (dysplasies), l’objectif est de les retirer avant qu’elles ne deviennent un cancer. Pour un cancer déjà déclaré, un traitement plus complet est nécessaire. Votre médecin vous expliquera les options adaptées à votre cas.
Soins personnels à domicile
- Arrêter de fumer (le tabac aggrave l’infection HPV et ralentit la guérison)
- Utiliser des préservatifs pour réduire la transmission du HPV (mais ils ne protègent pas complètement)
- Adopter une alimentation riche en fruits et légumes pour renforcer les défenses immunitaires
- Faire les suivis réguliers recommandés
Traitements médicaux
Pour les lésions précancéreuses, on peut proposer une conisation (ablation d’un petit cône de tissu du col) sous anesthésie locale ou générale, ou une destruction par laser ou cryothérapie (froid). Pour un cancer invasif, le traitement peut associer chirurgie (ablation du col ou de l’utérus), radiothérapie (rayons) et chimiothérapie. Les traitements sont personnalisés selon l’âge, l’étendue du cancer et le désir de grossesse future.
Quand la chirurgie est-elle envisagée ?
La conisation est souvent pratiquée pour les lésions précancéreuses. Pour un cancer plus avancé, une hystérectomie (ablation de l’utérus) peut être nécessaire.
Vivre avec cette affection
Après un traitement pour une lésion précancéreuse, la vie reprend normalement. Il faudra faire des contrôles réguliers (frottis ou test HPV) pendant quelques années. Après un traitement pour un cancer, un suivi prolongé est nécessaire, mais beaucoup de femmes retrouvent une bonne qualité de vie.
Conseils de mode de vie
- Suivre les rendez-vous de surveillance
- Maintenir une activité physique régulière
- Éviter le tabac et l’alcool excessif
- Signaler tout symptôme nouveau à votre médecin
- Parler de votre vécu à des proches ou à un professionnel (psychologue, groupe de parole)
Alimentation et exercice
Une alimentation équilibrée et une activité physique modérée (marche, vélo, natation) aident à renforcer l’immunité et à mieux tolérer les traitements. Aucun régime spécial n’est obligatoire, mais privilégiez les fruits, légumes, céréales complètes et protéines maigres.
Santé mentale et bien-être émotionnel
L’annonce d’un dépistage anormal ou d’un cancer peut provoquer de l’anxiété, de la tristesse ou de la peur. C’est normal. N’hésitez pas à en parler à votre médecin, à un psychologue ou à une association de patientes. Des aides existent pour vous soutenir.
Prévention
Oui, le cancer du col de l’utérus est l’un des cancers les mieux évitables. Deux actions principales : la vaccination contre les HPV et le dépistage régulier.
Vaccins
Le vaccin contre les HPV est recommandé en France pour tous les enfants (garçons et filles) de 11 à 14 ans, avec un rattrapage jusqu’à 19 ans. Il protège contre les types de HPV les plus cancérigènes. Même vaccinée, il faut continuer le dépistage.
Programmes de dépistage
Le dépistage organisé est proposé à toutes les femmes de 25 à 65 ans. Il est pris en charge par l’Assurance Maladie (100 % pour les femmes à jour de leurs examens). Parlez-en à votre médecin traitant, gynécologue ou sage-femme.
Complications
En l'absence de traitement
- Les lésions précancéreuses peuvent évoluer vers un cancer invasif après plusieurs années
- Le cancer peut s’étendre localement (vessie, rectum) ou à distance (ganglions, poumons, foie)
- Des saignements, douleurs et complications rénales peuvent survenir
Pronostic à long terme
Avec un dépistage régulier, la plupart des anomalies sont détectées tôt et traitées simplement. Le taux de guérison des lésions précancéreuses est proche de 100 %. Même pour un cancer débutant, les traitements modernes offrent de très bonnes chances de guérison. Il est important de ne pas retarder le dépistage.
Trouver du soutien
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Vérifiez toujours avec votre médecin
Les recommandations de santé varient selon les pays et les régions. Les informations de cet article sont fondées sur des recommandations cliniques internationales, mais peuvent ne pas refléter les recommandations, médicaments ou pratiques spécifiques de votre pays. Discutez toujours de vos préoccupations de santé avec votre médecin ou professionnel de santé, et consultez les recommandations nationales locales lorsqu'elles sont disponibles.
Avis important Ces informations sont fournies à titre éducatif uniquement. Elles ne remplacent pas les conseils médicaux, le diagnostic ou le traitement d'un professionnel. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié au sujet de votre situation spécifique. En cas d'urgence médicale, appelez immédiatement les services d'urgence locaux.
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Sources et recommandations
Cet article est éducatif et s'appuie sur des sources reconnues d'information sanitaire et de recommandations cliniques lorsqu'elles sont disponibles. Les liens vers les sources peuvent varier selon le sujet.
Dernière mise à jour: 19 juillet 2026
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