Ostéonécrose avasculaire : quand une partie de l'os manque de sang
Basé sur des recommandations cliniques internationales
Aperçu
L'ostéonécrose avasculaire, aussi appelée nécrose avasculaire ou nécrose osseuse, est une maladie dans laquelle une zone de l'os ne reçoit plus assez de sang. Sans apport sanguin suffisant, les cellules de l'os meurent et l'os s'affaiblit. Elle touche le plus souvent la hanche, mais peut aussi atteindre le genou, l'épaule ou la cheville.
Faits essentiels
- L'os a besoin de sang pour rester vivant et solide.
- Sans traitement, la zone touchée peut s'affaisser et provoquer de l'arthrose.
- Un diagnostic précoce permet souvent de mieux protéger l'articulation.
C'est une maladie assez rare, mais elle peut survenir à tout âge. On la rencontre plus souvent chez les adultes entre 30 et 60 ans, et plus fréquemment chez les hommes que chez les femmes.
Elle touche surtout les adultes d'âge moyen, mais aussi les enfants dans une forme particulière appelée maladie de Legg-Calvé-Perthes. Les personnes âgées peuvent également être concernées, notamment en lien avec l'ostéoporose, certains traitements ou après une fracture.
Symptômes
- Douleur brutale et très intense dans une articulation, surtout après une chute ou un choc
- Impossibilité de bouger la jambe, le bras ou de marcher
- Déformation visible ou sensation que l'os a craqué
- ⚠Douleur qui s'aggrave en quelques jours et vous empêche de marcher
- ⚠Boiterie qui s'installe rapidement
- ⚠Douleur articulaire associée à de la fièvre ou à une rougeur
Symptômes courants
- Douleur progressive dans une articulation, surtout la hanche, le genou ou l'épaule
- Raideur et diminution de l'amplitude des mouvements
- Douleur qui augmente en position debout, à la marche ou lors de mouvements
- Boiterie ou difficulté à mettre du poids sur la jambe
Symptômes chez l'enfant
- Douleur à la hanche, à l'aine ou au genou
- Boiterie sans cause évidente
- Raideur de la hanche, parfois sans douleur nette
Symptômes chez les personnes âgées
- Douleur articulaire sourde et continue
- Gêne pour monter les escaliers, se lever d'une chaise ou s'habiller
- Perte de mobilité plus rapide que l'usure normale de l'articulation
Causes
Causes principales
- Traumatisme ou fracture qui abîme les vaisseaux sanguins de l'os
- Traitement à base de cortisone sur une longue durée ou à forte dose
- Consommation excessive d'alcool
- Certaines maladies comme la drépanocytose, le lupus ou la maladie de Gaucher
Facteurs de risque
- Prise prolongée de cortisone, surtout à haute dose
- Tabagisme, car il réduit la circulation sanguine
- Alcool en quantité importante
- Antécédent de fracture ou de luxation près d'une articulation
- Certaines maladies chroniques ou traitements qui fragilisent l'os
Quand consulter un médecin
Consultez un médecin en urgence si :
- Si la douleur vous réveille la nuit ou vous empêche de marcher
- Si une boiterie apparaît en quelques jours
- Si vous prenez ou avez pris de la cortisone et que vous ressentez une douleur de hanche, de genou ou d'épaule
Prenez un rendez-vous de routine si :
- Si une douleur articulaire dure plus de deux semaines
- Si vous sentez une raideur qui limite vos gestes quotidiens
- Si vous avez un facteur de risque et une gêne articulaire persistante
Diagnostic
Le médecin écoute vos symptômes, vous examine et peut demander des examens d'imagerie pour voir l'intérieur de l'os et vérifier sa circulation sanguine.
Tests qui peuvent être effectués
- Radio standard, souvent normale au début
- IRM (imagerie par résonance magnétique), très utile pour un diagnostic précoce
- Scanner osseux, parfois nécessaire pour préciser la zone atteinte
- Prise de sang pour rechercher une maladie ou un facteur favorisant
À quoi s'attendre lors de votre rendez-vous
L'IRM est l'examen le plus fiable pour confirmer le diagnostic. Vous serez allongé dans un appareil pendant une vingtaine de minutes. C'est indolore. Le médecin vous expliquera les résultats et discutera avec vous des prochaines étapes.
Traitement
Le traitement vise à soulager la douleur, préserver l'articulation et ralentir l'évolution. Il dépend de l'âge, du stade de la maladie, de la taille de la zone touchée et de votre niveau d'activité. Plus il est commencé tôt, meilleur est le résultat.
Soins personnels à domicile
- Réduire temporairement les activités qui font souffrir l'articulation
- Utiliser une canne ou des béquilles si le médecin le conseille, pour soulager la jambe
- Appliquer du froid ou de la chaleur selon la douleur, en demandant conseil à un soignant
- Suivre les séances de rééducation prescrites par un kinésithérapeute
Traitements médicaux
Des médicaments peuvent aider à contrôler la douleur et l'inflammation, toujours prescrits ou validés par un médecin. Des séances de kinésithérapie, des exercices doux et d'autres techniques non médicamenteuses peuvent être proposées. Ne prenez jamais d'antidouleur sans avis médical, surtout si vous avez d'autres traitements.
Quand la chirurgie est-elle envisagée ?
Si la zone osseuse est déjà effondrée ou si la douleur devient très invalidante, une intervention chirurgicale peut être discutée. Les options possibles sont le forage de l'os, la greffe osseuse, la reprogrammation de l'os ou le remplacement de l'articulation par une prothèse. Cette décision se prend avec vous, votre médecin traitant et le chirurgien orthopédiste.
Vivre avec cette affection
Vous pouvez vivre avec une ostéonécrose en adaptant vos mouvements. Évitez les impacts et les sauts, fractionnez les efforts et écoutez votre douleur. Une bonne hygiène de vie aide votre os à rester le plus solide possible.
Conseils de mode de vie
- Arrêter de fumer, car le tabac réduit la circulation sanguine
- Limiter ou arrêter l'alcool, surtout si c'est un facteur déclenchant
- Maintenir un poids adapté pour moins charger l'articulation
- Bouger régulièrement, mais sans forcer
- Suivre la rééducation et les conseils de votre équipe soignante
Alimentation et exercice
Une alimentation riche en calcium et en vitamine D contribue à la santé des os : produits laitiers, poissons gras, légumes verts et exposition modérée au soleil. L'exercice doux, comme la marche, le vélo, la natation ou les étirements, est recommandé si la douleur le permet. Un kinésithérapeute peut vous aider à trouver un programme sûr.
Santé mentale et bien-être émotionnel
Vivre avec une douleur chronique et une mobilité réduite peut être éprouvant. Il est normal de ressentir de la frustration, de l'anxiété ou une humeur basse. Parlez-en à votre médecin ou à un proche. Vous n'avez pas à traverser cela seul.
Prévention
Dans certains cas, on ne peut pas empêcher l'ostéonécrose, surtout après un traumatisme ou une maladie. Mais on peut réduire les risques : limiter l'alcool, ne pas fumer et surveiller la santé osseuse. Si vous prenez un traitement à base de cortisone au long cours, votre médecin peut adapter la dose et organiser un suivi.
Vaccins
Il n'existe pas de vaccin pour prévenir l'ostéonécrose.
Programmes de dépistage
Le dépistage n'est pas systématique. Une surveillance par imagerie peut être proposée aux personnes à haut risque, comme celles qui prennent de la cortisone au long cours ou qui ont certaines maladies du sang.
Complications
En l'absence de traitement
- Affaissement de la surface de l'articulation
- Apparition précoce d'arthrose
- Douleur chronique et raideur
- Besoin d'une intervention chirurgicale plus lourde ou d'une prothèse
Pronostic à long terme
Avec un diagnostic précoce et un suivi adapté, de nombreuses personnes conservent une bonne fonction articulaire pendant longtemps. Les traitements actuels, y compris la chirurgie, donnent de bons résultats. Même si une guérison complète est parfois difficile, il est possible de limiter la douleur et de garder une vie active.
Trouver du soutien
Organisations locales
- Assurance Maladie (ameli) ↗ · France
- Haute Autorité de Santé (HAS) ↗ · France
Lignes d'assistance
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Vérifiez toujours avec votre médecin
Les recommandations de santé varient selon les pays et les régions. Les informations de cet article sont fondées sur des recommandations cliniques internationales, mais peuvent ne pas refléter les recommandations, médicaments ou pratiques spécifiques de votre pays. Discutez toujours de vos préoccupations de santé avec votre médecin ou professionnel de santé, et consultez les recommandations nationales locales lorsqu'elles sont disponibles.
Avis important Ces informations sont fournies à titre éducatif uniquement. Elles ne remplacent pas les conseils médicaux, le diagnostic ou le traitement d'un professionnel. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié au sujet de votre situation spécifique. En cas d'urgence médicale, appelez immédiatement les services d'urgence locaux.
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Sources et recommandations
Cet article est éducatif et s'appuie sur des sources reconnues d'information sanitaire et de recommandations cliniques lorsqu'elles sont disponibles. Les liens vers les sources peuvent varier selon le sujet.
Dernière mise à jour: 31 juillet 2026
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