Syndrome d'hyperstimulation ovarienne (SHO)
Basé sur des recommandations cliniques internationales
Aperçu
Le syndrome d'hyperstimulation ovarienne (SHO) est une réaction excessive des ovaires à certains médicaments utilisés dans les traitements de fertilité. Les ovaires grossissent et du liquide s'accumule dans le ventre, ce qui peut provoquer des douleurs, des gonflements et d'autres symptômes. Dans la plupart des cas, il est léger, mais il peut parfois devenir grave et nécessiter une surveillance médicale.
Faits essentiels
- Le SHO survient le plus souvent après des injections d'hormones pour stimuler les ovaires.
- Les formes légères sont fréquentes et se résolvent en quelques jours avec du repos.
- Les formes graves sont rares, mais elles doivent être prises en charge rapidement à l'hôpital.
Le SHO est assez fréquent chez les femmes qui suivent un traitement de fertilité. Les formes légères concernent environ une femme sur trois, tandis que les formes graves sont rares (moins de 3 % des cycles).
Il touche principalement les femmes qui suivent une fécondation in vitro (FIV) ou d'autres traitements de stimulation ovarienne, en particulier celles qui ont un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ou qui sont jeunes.
Symptômes
- Douleur abdominale intense et soudaine
- Difficulté à respirer ou essoufflement
- Diminution importante de la quantité d'urine
- Évanouissement ou vertiges importants
- Gonflement très important et rapide du ventre
- ⚠Prise de poids de plus de 2 kg en 2 à 3 jours
- ⚠Ventre très tendu et douloureux
- ⚠Nausées et vomissements qui persistent
- ⚠Soif inhabituelle ou bouche sèche
- ⚠Urines foncées ou rares
Symptômes courants
- Léger gonflement du ventre
- Sensation de lourdeur abdominale
- Inconfort ou douleur légère dans le bas-ventre
- Nausées ou parfois vomissements
- Légère prise de poids
Causes
Causes principales
- Le SHO est causé par les hormones utilisées pour stimuler les ovaires dans le cadre d'un traitement de fertilité. Ces hormones font se développer de nombreux follicules (les petites poches contenant les ovules). Ces follicules libèrent des substances qui rendent les vaisseaux sanguins plus perméables, ce qui permet au liquide de s'échapper dans le ventre et parfois autour des poumons.
Facteurs de risque
- Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)
- Âge de moins de 35 ans
- Antécédent de SHO lors d'un précédent traitement
- Taux élevé d'hormone antimüllérienne (AMH)
- Nombre important de follicules visibles à l'échographie en début de cycle
Quand consulter un médecin
Consultez un médecin en urgence si :
- Rendez-vous rapidement auprès de votre médecin ou de votre centre de fertilité si vous avez des douleurs importantes, un ventre très gonflé, des nausées persistantes, ou si vous urinez moins que d'habitude.
- Appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112 si vous avez du mal à respirer, une douleur brutale et très intense, ou une grande fatigue avec malaise.
Prenez un rendez-vous de routine si :
- Si vous suivez un traitement de fertilité et que vous remarquez des symptômes inhabituels, même légers, parlez-en à votre médecin ou à votre équipe médicale.
- Prévoyez toujours un point avec votre médecin après une stimulation ovarienne, surtout si vous avez eu des signes de SHO.
Diagnostic
Le médecin vous pose des questions sur votre traitement, vos symptômes et votre prise de poids. Il pratique ensuite un examen clinique, souvent une échographie pelvienne pour voir la taille des ovaires et la présence de liquide, et une prise de sang pour évaluer votre degré d'hydratation et la concentration du sang.
Tests qui peuvent être effectués
- Échographie pelvienne
- Prise de sang
- Pesée régulière
- Surveillance des urines (quantité et couleur)
À quoi s'attendre lors de votre rendez-vous
Le médecin évalue la gravité du syndrome (léger, modéré ou grave). Vous pourrez rentrer chez vous si c'est une forme légère, mais vous devrez peut-être revenir pour un contrôle. En cas de forme modérée ou grave, une hospitalisation est souvent nécessaire pour surveiller votre état et vous réhydrater.
Traitement
Le traitement dépend de la gravité du syndrome. Les formes légères se soignent au repos et en buvant suffisamment. Les formes modérées ou graves nécessitent une prise en charge à l'hôpital, avec surveillance médicale et parfois perfusion de liquide ou ponction du liquide accumulé dans le ventre.
Soins personnels à domicile
- Reposez-vous au lit ou sur le canapé, en position allongée, pour éviter que le liquide ne s'accumule.
- Buvez régulièrement par petites gorgées, de l'eau, des bouillons ou des boissons non sucrées.
- Pesez-vous tous les jours à la même heure pour surveiller la prise de poids.
- Notez la fréquence et la quantité de vos urines.
- Évitez tout effort physique, les rapports sexuels et les bains chauds tant que les symptômes persistent.
Traitements médicaux
En milieu hospitalier, le médecin peut proposer des médicaments pour soulager la douleur et les nausées, une perfusion de liquide pour compenser les pertes, et parfois une ponction du liquide en excès dans le ventre à l'aide d'une aiguille fine. Dans les cas très graves, des médicaments anticoagulants peuvent être utilisés pour prévenir les caillots sanguins. Le choix du traitement est toujours adapté à votre situation par l'équipe médicale.
Quand la chirurgie est-elle envisagée ?
La chirurgie est rarement nécessaire. Elle peut être envisagée en cas de complication grave, comme une torsion de l'ovaire (quand l'ovaire se tourne sur lui-même) ou une rupture de kyste avec saignement. Dans ce cas, une intervention par cœlioscopie (petites incisions) est souvent pratiquée.
Vivre avec cette affection
Pendant les jours qui suivent la stimulation ovarienne, surveillez votre état et notez vos symptômes. Reposez-vous autant que possible et suivez les conseils de votre médecin. Le SHO léger peut durer de quelques jours à une semaine. Vous pourrez reprendre vos activités progressivement quand les symptômes auront disparu.
Conseils de mode de vie
- Évitez les activités physiques intenses jusqu'à la disparition des symptômes.
- Prévenez votre entourage de votre situation pour qu'il puisse vous aider.
- Ne prenez aucun médicament sans demander l'avis de votre médecin.
- Évitez de porter des vêtements serrés qui compriment le ventre.
- Prévoyez des consultations de suivi avec votre centre de fertilité.
Alimentation et exercice
Buvez suffisamment d'eau, mais sans excès. Mangez léger, en petites portions, et privilégiez les aliments faciles à digérer comme les soupes, les compotes ou le riz. Évitez les aliments trop salés qui peuvent favoriser la rétention d'eau. Ne faites pas d'exercice tant que les symptômes ne sont pas résolus.
Santé mentale et bien-être émotionnel
Un traitement de fertilité est déjà éprouvant émotionnellement. Le SHO peut augmenter l'anxiété et le stress. Il est important de ne pas rester isolée et de parler de vos ressentis à votre médecin, à votre conjoint ou à un psychologue. Vous avez le droit de vous sentir inquiète et de demander du soutien.
Prévention
Le SHO peut être en partie évité grâce à une surveillance attentive du traitement. Les médecins choisissent les doses d'hormones en fonction de votre profil et adaptent le protocole si vous présentez des risques. Parfois, ils peuvent retarder l'injection déclencheuse, réduire la dose, ou proposer de congeler tous les embryons (vitrification) pour éviter une grossesse immédiate qui aggraverait le syndrome. Vous devez toujours suivre les recommandations de votre spécialiste.
Complications
En l'absence de traitement
- Une accumulation importante de liquide dans le ventre, qui peut devenir très douloureuse et gêner la respiration.
- Une déshydratation et un déséquilibre des sels minéraux dans le sang.
- Un risque accru de formation de caillots sanguins (thrombose).
- Une atteinte du fonctionnement des reins dans les cas très graves.
Pronostic à long terme
Avec une prise en charge adaptée, le SHO évolue presque toujours favorablement. Les formes légères guérissent en quelques jours sans séquelles, et les formes graves se soignent bien à l'hôpital. Les complications graves sont très rares lorsque le syndrome est surveillé et traité rapidement. Vous pourrez généralement reprendre une vie normale ensuite.
Trouver du soutien
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Vérifiez toujours avec votre médecin
Les recommandations de santé varient selon les pays et les régions. Les informations de cet article sont fondées sur des recommandations cliniques internationales, mais peuvent ne pas refléter les recommandations, médicaments ou pratiques spécifiques de votre pays. Discutez toujours de vos préoccupations de santé avec votre médecin ou professionnel de santé, et consultez les recommandations nationales locales lorsqu'elles sont disponibles.
Avis important Ces informations sont fournies à titre éducatif uniquement. Elles ne remplacent pas les conseils médicaux, le diagnostic ou le traitement d'un professionnel. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié au sujet de votre situation spécifique. En cas d'urgence médicale, appelez immédiatement les services d'urgence locaux.
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Sources et recommandations
Cet article est éducatif et s'appuie sur des sources reconnues d'information sanitaire et de recommandations cliniques lorsqu'elles sont disponibles. Les liens vers les sources peuvent varier selon le sujet.
Dernière mise à jour: 1 août 2026
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