La trichotillomanie : quand on arrache ses cheveux, des sourcils ou des cils
Basé sur des recommandations cliniques internationales
Aperçu
La trichotillomanie (prononcez tri-ko-ti-lo-ma-ni) est un trouble du comportement qui pousse une personne à se tirer les cheveux, les sourcils ou les cils de manière répétée. Malgré la honte ou la gêne, la personne a du mal à s’arrêter. Ce n’est pas un simple manque de volonté.
Faits essentiels
- Ce trouble concerne environ 1 à 2 % de la population.
- Il touche plus souvent les femmes que les hommes.
- Avec un accompagnement adapté, il est possible d’améliorer le contrôle de ces gestes.
Les études estiment qu’entre 1 et 2 % des personnes en souffrent à un moment de leur vie. C’est donc plus fréquent qu’on ne le croit, mais beaucoup n’osent pas en parler.
Il peut commencer à tout âge, mais il apparaît le plus souvent à l’adolescence ou au début de l’âge adulte. Les femmes sont environ deux à trois fois plus concernées que les hommes, mais les enfants et les personnes âgées peuvent aussi en souffrir.
Symptômes
- Blessure ouverte avec saignement important
- Signes d’infection grave : fièvre, rougeur étendue, chaleur, pus
- Pensées suicidaires ou impression d’être en danger imminent
- ⚠Zone arrachée qui devient rouge, gonflée, chaude ou douloureuse
- ⚠Douleur abdominale inexpliquée si l’enfant avale ses cheveux
- ⚠Détresse émotionnelle importante qui perturbe le sommeil ou l’alimentation
Symptômes courants
- Tirages répétés de cheveux, sourcils ou cils
- Zones chauves ou clairsemées visibles, souvent sur le dessus du crâne
- Sentiment de tension avant d’arracher, puis soulagement ou plaisir ensuite
- Inspection des racines, mordillement des cheveux arrachés
- Tentatives d’arrêter sans y parvenir
- Gêne ou honte, au point de cacher les zones touchées
Causes
Causes principales
- Une combinaison de facteurs génétiques et neurologiques
- Un moyen de gérer le stress, l’anxiété ou la tension
- Un comportement répété qui devient une habitude automatique
Facteurs de risque
- Des antécédents familiaux de trichotillomanie ou d’autres troubles liés au stress
- La présence d’autres comportements répétitifs (comme se ronger les ongles) ou de tics
- Une période de vie stressante ou des changements importants
Quand consulter un médecin
Consultez un médecin en urgence si :
- Si les zones de perte de cheveux s’étendent rapidement ou s’accompagnent de douleur
- Si un enfant avale des cheveux et a mal au ventre
- Si la détresse devient très difficile à supporter au quotidien
Prenez un rendez-vous de routine si :
- Dès que l’arrachage de cheveux devient difficile à contrôler
- Si vous constatez des zones chauves ou des cils/sourcils manquants
- Si vous souhaitez en parler et être accompagné, même sans urgence
Diagnostic
Le médecin pose le diagnostic en discutant avec vous de vos habitudes, de votre ressenti et de l’impact sur votre vie. Il examine les zones concernées pour vérifier qu’il n’y a pas une autre cause médicale (infection, maladie de peau, carence). Il peut se référer aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) pour vous orienter.
Tests qui peuvent être effectués
- Un examen simple du cuir chevelu peut être fait
- Un bilan sanguin peut être demandé pour écarter une anémie ou un trouble de la thyroïde
- Aucun test spécifique n’existe pour la trichotillomanie
À quoi s'attendre lors de votre rendez-vous
Le médecin vous posera des questions ouvertes sur vos habitudes, votre sommeil, votre stress et vos émotions. Il pourra vous proposer de consulter un psychologue, un psychiatre ou un dermatologue. Vous n’êtes pas seul face à ce problème.
Traitement
Le traitement de la trichotillomanie repose avant tout sur une thérapie comportementale et cognitive (TCC). Ce type de thérapie aide à comprendre les situations qui déclenchent le geste et à apprendre à y répondre autrement. Un médecin spécialiste peut aussi proposer un traitement médicamenteux, toujours dans le cadre d’un suivi médical. Il n’existe pas de solution unique.
Soins personnels à domicile
- Tenir un journal pour repérer les moments et les émotions qui déclenchent l’envie d’arracher
- Utiliser une balle anti-stress ou un objet à manipuler pour remplacer le geste
- Se couper les cheveux courts ou les attacher pour rendre le geste moins accessible
- Se fixer de petits objectifs (par exemple, une journée sans tirer) et se récompenser
- Identifier les signes de tension pour faire une pause de respiration
Traitements médicaux
Votre médecin peut, en première intention, vous orienter vers une thérapie comportementale et cognitive. Si cela ne suffit pas, certains médicaments peuvent être discutés, mais uniquement sur prescription et après évaluation spécialisée. Il ne faut jamais utiliser un médicament sans avis médical.
Quand la chirurgie est-elle envisagée ?
La chirurgie n’est pas utilisée pour traiter ce trouble.
Vivre avec cette affection
Vivre avec ce trouble demande de la patience. L’objectif n’est pas la perfection, mais de réduire la fréquence du geste au quotidien. Notez vos progrès, même minimes, et soyez bienveillant envers vous-même.
Conseils de mode de vie
- Créer un environnement calme et rangé peut réduire le stress
- Pratiquer une activité relaxante comme la respiration profonde, la méditation ou le yoga
- Trouver une personne de confiance à qui parler sans crainte d’être jugé
- Éviter de passer trop de temps devant les miroirs si cela vous conduit à tirer vos cheveux
Alimentation et exercice
Une alimentation équilibrée et une activité physique régulière aident à rester en bonne santé et à gérer le stress. Elles ne guérissent pas le trouble, mais elles participent au bien-être général. Veillez à boire suffisamment d’eau et à dormir correctement.
Santé mentale et bien-être émotionnel
Ce trouble peut entraîner une grande honte, de la culpabilité et de l’anxiété. Il peut aussi conduire à éviter les situations sociales. Il est essentiel de se rappeler que ce trouble n’est pas un défaut de caractère et qu’il existe des professionnels formés pour aider.
Prévention
On ne peut pas toujours prévenir ce trouble. Cependant, une prise en charge précoce peut éviter l’aggravation des symptômes. Si vous remarquez des zones de perte de cheveux inhabituelles, consulter rapidement est utile.
Vaccins
Il n’existe pas de vaccin contre ce trouble.
Programmes de dépistage
Il n’y a pas de dépistage organisé. Si vous ou votre enfant présentez des zones de cheveux manquants sans cause évidente, parlez-en à votre médecin.
Complications
En l'absence de traitement
- Des zones de repousse plus difficiles, voire une perte de cheveux définitive
- Des infections de la peau ou des follicules pileux
- Une détresse psychologique importante avec isolement social
Pronostic à long terme
Avec un accompagnement adapté, la plupart des personnes constatent une amélioration. Les stratégies thérapeutiques sont de plus en plus efficaces et permettent souvent de retrouver une vie plus sereine. Le chemin peut être progressif, mais il y a de l’espoir.
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Vérifiez toujours avec votre médecin
Les recommandations de santé varient selon les pays et les régions. Les informations de cet article sont fondées sur des recommandations cliniques internationales, mais peuvent ne pas refléter les recommandations, médicaments ou pratiques spécifiques de votre pays. Discutez toujours de vos préoccupations de santé avec votre médecin ou professionnel de santé, et consultez les recommandations nationales locales lorsqu'elles sont disponibles.
Avis important Ces informations sont fournies à titre éducatif uniquement. Elles ne remplacent pas les conseils médicaux, le diagnostic ou le traitement d'un professionnel. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié au sujet de votre situation spécifique. En cas d'urgence médicale, appelez immédiatement les services d'urgence locaux.
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Sources et recommandations
Cet article est éducatif et s'appuie sur des sources reconnues d'information sanitaire et de recommandations cliniques lorsqu'elles sont disponibles. Les liens vers les sources peuvent varier selon le sujet.
Dernière mise à jour: 2 août 2026
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Utilisez-les pour compléter, et non remplacer, l'avis d'un professionnel de santé.
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