High Cholesterol
Sources consultées
Cet article est un contenu original d'éducation des patients.
- WHO—Health topics A–Z(2024)
- NHS—Health A to Z(2024)
- CDC—Health topics(2024)
Fondé sur des recommandations cliniques internationales
Aperçu
Le cholestérol élevé, aussi appelé hypercholestérolémie, signifie qu'il y a trop de cholestérol – une substance grasse naturelle – dans votre sang. Ce n'est pas une maladie en soi, mais cela augmente le risque de boucher vos artères (les tuyaux qui transportent le sang) et peut provoquer des problèmes cardiaques ou un accident vasculaire cérébral (AVC) plus tard. Le cholestérol vient de l'alimentation et de ce que fabrique votre foie.
Faits essentiels
- Un taux élevé de cholestérol ne provoque généralement aucun symptôme, vous ne le sentez pas.
- On le mesure par une simple prise de sang à jeun (bilan lipidique).
- Avec une bonne hygiène de vie, et parfois l’aide de médicaments, on peut le contrôler et protéger votre cœur.
C'est extrêmement fréquent en France : près d’un adulte sur trois a un cholestérol trop élevé.
Surtout les adultes de plus de 40 ans, mais les jeunes et même les enfants peuvent être concernés, en particulier s’il y a des antécédents familiaux.
Symptômes
- Douleur forte au milieu de la poitrine qui serre, descend dans le bras, la mâchoire ou le dos, surtout si elle dure plus de 5 minutes ou s’accompagne de sueurs, nausées, essoufflement.
- Visage qui se paralyse d’un côté, bras ou jambe qui ne répond plus, difficulté à parler – signes d’un possible AVC.
- ⚠Sensation d’oppression ou de brûlure dans la poitrine qui va et vient, en particulier à l’effort.
- ⚠Essoufflement soudain ou fatigue anormale inexpliquée.
Symptômes courants
- Aucun signe visible. Le cholestérol élevé est silencieux, c’est pourquoi on le dépiste régulièrement.
Symptômes chez l'enfant
- Comme chez l’adulte, généralement aucun symptôme. Un dépistage est proposé si un parent proche a un cholestérol très élevé dès son jeune âge.
Symptômes chez les personnes âgées
- Pas de symptôme direct. Mais attention : les complications (douleur dans la poitrine, essoufflement) peuvent être plus fréquentes avec l’âge et doivent être prises au sérieux.
Causes
Causes principales
- L’alimentation riche en graisses saturées (charcuterie, fromages, beurre, plats industriels, viennoiseries).
- Le manque d’activité physique.
- Le surpoids, en particulier autour du ventre.
- L’hérédité : certaines familles fabriquent naturellement trop de cholestérol, même avec une bonne alimentation.
Facteurs de risque
- Avoir plus de 40 ans.
- Être un homme : les hommes sont plus touchés, mais le risque chez les femmes rejoint celui des hommes après la ménopause.
- Le diabète, l’hypertension artérielle.
- Le tabagisme : il abîme les artères et aggrave les dépôts de cholestérol.
- L’excès d’alcool.
Quand consulter un médecin
Consultez un médecin en urgence si :
- Si vous ressentez une des urgences décrites ci-dessus, appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112.
- En cas de douleur thoracique qui vous réveille la nuit ou ne passe pas au repos, consultez dans la journée.
Prenez un rendez-vous de routine si :
- Pour un bilan sanguin de routine après 40 ans (remboursé), ou plus tôt si vous avez des facteurs de risque.
- Si un membre de votre famille a un cholestérol très élevé ou a fait un infarctus jeune, parlez-en à votre médecin même sans symptôme.
Diagnostic
Par une analyse de votre sang, appelée « bilan lipidique » ou « dosage des lipides ». On mesure le cholestérol total, le LDL (le « mauvais » cholestérol, qui bouche les artères) et le HDL (le « bon », qui nettoie).
Tests qui peuvent être effectués
- Une prise de sang à jeun : vous devez ne rien manger ni boire (sauf de l’eau) pendant 12 heures avant.
- Parfois un bilan complet pour vérifier votre glycémie, votre fonction rénale et votre tension.
À quoi s'attendre lors de votre rendez-vous
L’infirmier ou le laboratoire prélève un petit tube de sang dans le bras, comme pour tout bilan. Le résultat arrive en quelques jours. Votre médecin vous expliquera les chiffres et ce qu’il faut surveiller.
Traitement
Le traitement commence par des changements dans la vie de tous les jours : alimentation plus saine, activité physique régulière, arrêt du tabac. Si ces mesures ne suffisent pas, ou si le risque cardiovasculaire est important, le médecin pourra prescrire un médicament pour faire baisser le cholestérol. Tout traitement est personnalisé et suivi dans le temps.
Soins personnels à domicile
- Adoptez une alimentation de type méditerranéen : riche en légumes, fruits, céréales complètes, poissons, huile d’olive. Limitez les charcuteries, fromages gras, beurre, plats préparés.
- Faites au moins 30 minutes d’activité physique chaque jour : marche rapide, vélo, natation. L’essentiel est de bouger régulièrement.
- Arrêtez de fumer. Le tabac aggrave les dégâts du cholestérol sur vos artères.
- Si vous êtes en surpoids, une perte même modérée améliore le bilan.
Traitements médicaux
Il existe des familles de médicaments (comme les statines) qui aident le foie à produire moins de cholestérol. D’autres réduisent l’absorption du cholestérol dans l’intestin. Le choix dépend de votre situation, de vos autres problèmes de santé et de la discussion avec votre médecin. Le traitement est pris tous les jours et ne remplace pas les habitudes de vie : les deux vont ensemble.
Vivre avec cette affection
Vivre avec un cholestérol élevé signifie simplement intégrer de bonnes habitudes durables. Pas de régime strict, mais une façon de manger plus colorée et variée. Votre médecin vous verra une fois par an pour un contrôle sanguin et ajustera si besoin.
Conseils de mode de vie
- Au supermarché, lisez les étiquettes : limitez les graisses saturées (acides gras saturés) à moins de 10 % des calories totales.
- Privilégiez les cuissons à la vapeur, en papillote, au four plutôt que les fritures.
- Pour les graisses, choisissez les huiles végétales (olive, colza, noix) et les fruits à coque (amandes, noix) sans excès.
- Limitez l’alcool à maximum 2 verres par jour, et pas tous les jours.
Alimentation et exercice
Alimentation : Mangez plus de fibres (pain complet, légumineuses, flocons d’avoine) car elles aident à capturer le cholestérol. Deux portions de poisson par semaine, dont un poisson gras (saumon, sardine). Viande rouge avec modération, poulet sans la peau. Activité physique : 150 minutes par semaine d’activité modérée (marche rapide) ou 75 minutes intense (jogging). Cela aide à augmenter le bon cholestérol (HDL).
Santé mentale et bien-être émotionnel
Apprendre que l’on a un facteur de risque peut inquiéter. Sachez que bien suivi, ce risque se réduit fortement. Si vous vous sentez anxieux, parlez-en à votre médecin ou à un psychologue. Vous pouvez aussi échanger avec des associations de patients.
Prévention
Oui, en grande partie. Adopter tôt une alimentation équilibrée, ne pas fumer, faire de l’exercice et maintenir un poids santé réduit considérablement le risque d’avoir du cholestérol élevé et ses complications.
Programmes de dépistage
La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande un bilan lipidique tous les 5 ans chez les hommes à partir de 40 ans et les femmes à partir de 50 ans, ou plus tôt en présence de facteurs de risque (diabète, hypertension, antécédents familiaux). Le dépistage en pharmacie avec une goutte de sang est possible mais le diagnostic doit être confirmé par un bilan sanguin complet.
Complications
En l'absence de traitement
- Accumulation silencieuse de plaques de graisse dans les artères (athérosclérose), qui rétrécissent et durcissent les vaisseaux.
- Angine de poitrine (douleur thoracique à l’effort).
- Infarctus du myocarde (crise cardiaque) : l’artère se bouche brutalement.
- Accident vasculaire cérébral (AVC) si une artère du cerveau se bloque.
- Artérite des membres inférieurs : difficulté à marcher sans douleur.
Pronostic à long terme
C’est une excellente nouvelle : un cholestérol diagnostiqué à temps et bien pris en main (alimentation, exercice, traitement si nécessaire) permet de vivre normalement et de réduire nettement le risque de complications graves. Chaque petit geste compte, et il n’est jamais trop tard pour commencer.
Trouver du soutien
Organisations internationales
Organisations locales
- Associations de patients en cardiologie – liste par région ↗ · Toute la France
Lignes d'assistance
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Vérifiez toujours avec votre médecin
Les recommandations de santé varient selon les pays et les régions. Les informations de cet article sont fondées sur des recommandations cliniques internationales, mais peuvent ne pas refléter les recommandations, médicaments ou pratiques spécifiques de votre pays. Discutez toujours de vos préoccupations de santé avec votre médecin ou professionnel de santé, et consultez les recommandations nationales locales lorsqu'elles sont disponibles.
Avis important Ces informations sont fournies à titre éducatif uniquement. Elles ne remplacent pas les conseils médicaux, le diagnostic ou le traitement d'un professionnel. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié au sujet de votre situation spécifique. En cas d'urgence médicale, appelez immédiatement les services d'urgence locaux.