Maladie inflammatoire pelvienne (MIP)
Basé sur des recommandations cliniques internationales
Aperçu
La maladie inflammatoire pelvienne (MIP) est une infection qui touche les organes génitaux de la femme : l'utérus, les trompes de Fallope et les ovaires. Elle commence souvent par une infection non soignée qui remonte du vagin ou du col de l'utérus. Si elle n'est pas traitée, elle peut provoquer des douleurs et des problèmes de fertilité.
Faits essentiels
- La MIP est souvent causée par une infection sexuellement transmissible non traitée, comme la chlamydia ou la gonococcie.
- Beaucoup de femmes ne remarquent aucun symptôme au début.
- Un traitement rapide par un médecin peut protéger votre fertilité et éviter des complications.
La MIP est assez courante chez les femmes jeunes et sexuellement actives. On l'estime chez environ 1 femme sur 50 avant 45 ans, même si les chiffres varient.
Elle touche principalement les femmes en âge de procréer, souvent entre 15 et 24 ans, mais elle peut survenir à tout âge chez les femmes ayant des rapports sexuels.
Symptômes
- Douleur abdominale très intense et brutale
- Fièvre très élevée (plus de 39°C) avec frissons
- Vomissements persistants
- Évanouissement ou malaise
- Saignement vaginal abondant
- ⚠Douleur pelvienne modérée ou persistante
- ⚠Pertes vaginales inhabituelles ou malodorantes
- ⚠Saignements inexpliqués entre les règles
- ⚠Fièvre modérée
- ⚠Sensation de brûlure en urinant
Symptômes courants
- Douleurs ou gêne dans le bas du ventre
- Pertes vaginales inhabituelles ou malodorantes
- Saignements entre les règles ou après un rapport
- Fièvre ou frissons
- Douleur pendant les rapports sexuels
- Envies fréquentes d'uriner ou douleur en urinant
Causes
Causes principales
- Bactéries transmises lors de rapports sexuels non protégés, notamment la chlamydia et la gonococcie
- Remontée de bactéries après un avortement, une pose de stérilet ou un accouchement
- Une infection vaginale non traitée qui s'étend à l'utérus et aux trompes
Facteurs de risque
- Avoir moins de 25 ans et être sexuellement active
- Avoir eu plusieurs partenaires sexuels ou un partenaire qui a eu une infection sexuellement transmissible
- Avoir déjà eu une infection sexuellement transmissible
- Avoir déjà eu une MIP
- Utiliser un stérilet (surtout lors de la pose)
- Se doucher le vagin (perturbe la flore naturelle)
Quand consulter un médecin
Consultez un médecin en urgence si :
- Douleur pelvienne nouvelle ou inhabituelle
- Fièvre associée à des douleurs du bas-ventre
- Pertes vaginales malodorantes ou teintées de sang
- Plus de 24 heures de symptômes
Prenez un rendez-vous de routine si :
- Si vous avez des rapports sexuels et des douleurs pelviennes légères, parlez-en à votre médecin généraliste ou à un gynécologue.
- Si vous pensez avoir été exposée à une infection sexuellement transmissible, faites un dépistage.
Diagnostic
Le médecin commence par vous interroger sur vos symptômes, votre vie intime et vos antécédents. Il réalise ensuite un examen gynécologique. Il peut aussi faire des prélèvements pour rechercher les bactéries responsables.
Tests qui peuvent être effectués
- Examen gynécologique
- Prélèvement vaginal ou du col de l'utérus
- Analyse d'urine
- Prise de sang pour rechercher des signes d'infection
- Échographie pelvienne, si besoin, pour voir les organes internes
À quoi s'attendre lors de votre rendez-vous
L'examen peut être un peu inconfortable, mais il est rapide. Le médecin vous explique chaque étape. Les résultats des prélèvements mettent quelques jours à revenir, mais le traitement peut être commencé avant, si les signes sont évidents.
Traitement
La MIP se traite bien avec des antibiotiques. Le traitement doit être commencé rapidement pour éviter que l'infection ne s'étende. Il est important de terminer tout le traitement, même si vous allez mieux. Les partenaires sexuels doivent aussi être informés et traités pour éviter de se recontaminer.
Soins personnels à domicile
- Repos au lit tant que la douleur ou la fièvre sont présentes.
- Éviter les rapports sexuels jusqu'à la fin du traitement.
- Boire beaucoup d'eau et manger léger.
- Appliquer une bouillotte tiède sur le ventre pour soulager la douleur (sans jamais la poser directement sur la peau).
- Suivre scrupuleusement les conseils de votre médecin.
Traitements médicaux
Le traitement repose sur des antibiotiques prescrits par un médecin. Selon la gravité, le traitement se prend par voie orale à domicile ou par injection à l'hôpital. Un suivi médical est nécessaire pour vérifier la guérison. Votre médecin vous dira précisément quoi prendre, combien de temps et pourquoi.
Quand la chirurgie est-elle envisagée ?
Dans de rares cas, si un abcès (poche de pus) se forme dans le bassin ou si le traitement antibiotique ne suffit pas, une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour le drainer. C'est une situation peu fréquente.
Vivre avec cette affection
Pendant le traitement, écoutez votre corps et reposez-vous. La douleur peut diminuer en quelques jours, mais il faut parfois plusieurs semaines pour se rétablir complètement. Ne reprenez pas vos activités trop vite.
Conseils de mode de vie
- Utilisez des préservatifs pour éviter les nouvelles infections et protégez votre partenaire.
- Évitez les douches vaginales, qui perturbent la flore naturelle.
- Vérifiez que vous avez bien fini votre traitement et respectez les contrôles.
- Vaccinez-vous contre les infections qui peuvent être impliquées, comme le HPV (garde ou cancer du col de l'utérus) – cela ne remplace pas les protections contre les autres infections sexuellement transmissibles.
Alimentation et exercice
Une alimentation équilibrée aide votre corps à mieux se défendre. Pendant la phase aiguë, préférez des repas légers et faciles à digérer. Dès que vous vous sentez mieux, reprenez une activité douce comme la marche. Évitez les exercices intenses tant que vous avez des douleurs.
Santé mentale et bien-être émotionnel
Vivre avec une infection pelvienne peut être source d'inquiétude, de honte ou d'anxiété. Il est normal de se sentir préoccupée, surtout pour sa fertilité. Parlez-en à votre médecin ou à un professionnel de santé. Vous pouvez aussi vous confier à une personne de confiance.
Prévention
Oui, en grande partie. La prévention repose sur le dépistage régulier des infections sexuellement transmissibles, l'utilisation de préservatifs et le traitement rapide de toute infection génitale. Un suivi gynécologique régulier est recommandé pour toutes les femmes sexuellement actives.
Vaccins
Il existe un vaccin contre le papillomavirus (HPV), qui peut prévenir certains cancers du col de l'utérus, mais il ne protège pas contre la chlamydia ou la gonococcie. Le vaccin contre l'hépatite B est également recommandé. Parlez-en à votre médecin.
Programmes de dépistage
Le dépistage régulier des infections sexuellement transmissibles est recommandé, surtout avant 25 ans et après un changement de partenaire. Ces dépistages se font par simple prélèvement ou analyse d'urine.
Complications
En l'absence de traitement
- Formation d'abcès dans le bassin
- Douleurs pelviennes chroniques
- Inflammation des trompes pouvant entraîner une grossesse extra-utérine
- Risque de stérilité ou de difficultés à concevoir
- Propagation de l'infection à l'abdomen (péritonite)
Pronostic à long terme
Avec un traitement rapide et bien suivi, la plupart des femmes guérissent sans séquelles. Il est essentiel de consulter dès les premiers signes et de terminer tout le traitement médical pour préserver sa fertilité. Même en cas de complications, des solutions existent, comme l'aide médicale à la procréation. Il y a toujours une raison d'espérer.
Trouver du soutien
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Vérifiez toujours avec votre médecin
Les recommandations de santé varient selon les pays et les régions. Les informations de cet article sont fondées sur des recommandations cliniques internationales, mais peuvent ne pas refléter les recommandations, médicaments ou pratiques spécifiques de votre pays. Discutez toujours de vos préoccupations de santé avec votre médecin ou professionnel de santé, et consultez les recommandations nationales locales lorsqu'elles sont disponibles.
Avis important Ces informations sont fournies à titre éducatif uniquement. Elles ne remplacent pas les conseils médicaux, le diagnostic ou le traitement d'un professionnel. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié au sujet de votre situation spécifique. En cas d'urgence médicale, appelez immédiatement les services d'urgence locaux.
Affections liées
Sources et recommandations
Cet article est éducatif et s'appuie sur des sources reconnues d'information sanitaire et de recommandations cliniques lorsqu'elles sont disponibles. Les liens vers les sources peuvent varier selon le sujet.
Dernière mise à jour: 31 juillet 2026
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