Cisternographie (cisternoscanner) : comprendre cet examen
Aperçu
Un cisternogramme, aussi appelé cisternographie, est un examen d’imagerie. Il permet de voir comment circule le liquide céphalorachidien (LCR), le liquide clair qui entoure le cerveau et la moelle épinière. Selon l’équipe médicale, l’examen peut utiliser un produit de contraste injecté dans le bas du dos ou un traceur faiblement radioactif. Il aide le médecin à chercher une fuite de LCR, un trouble de la circulation du liquide ou à mieux comprendre certains maux de tête, troubles de l’équilibre ou de la marche. Ce n’est pas une opération et cela ne soigne pas : c’est un examen qui aide à poser un diagnostic et à choisir la suite de la prise en charge.
Faits essentiels
- C’est un examen spécialisé, généralement réalisé en hôpital, en imagerie ou en médecine nucléaire.
- Une injection est faite dans le bas du dos, après anesthésie locale dans la plupart des cas.
- Les images peuvent être prises après quelques heures, parfois jusqu’à 24 heures après l’injection ; les résultats ne sont pas immédiats.
Ce n’est pas un examen de routine. Il est prescrit dans des situations précises, lorsque le médecin a besoin d’informations particulières sur la circulation du liquide céphalorachidien.
Symptômes
- Mal de tête brutal et très intense, différent de d’habitude.
- Fièvre avec raideur de la nuque, confusion, somnolence anormale ou difficulté à parler.
- Convulsions, faiblesse soudaine d’un côté du corps ou trouble de la parole.
- Réaction allergique grave : gonflement du visage ou des lèvres, difficulté à respirer, éruption étendue.
- Écoulement clair abondant par le nez ou l’oreille après un choc à la tête, surtout avec fièvre ou raideur de la nuque.
- ⚠Mal de tête qui s’aggrave ou qui ne s’améliore pas après l’examen.
- ⚠Nausées ou vomissements persistants.
- ⚠Douleur, rougeur, gonflement ou suintement au point de ponction dans le bas du dos.
- ⚠Vertiges ou troubles de l’équilibre qui s’aggravent.
- ⚠Vision double ou trouble visuel nouveau.
Symptômes courants
- Maux de tête qui changent selon la position, parfois pires debout et soulagés en s’allongeant.
- Écoulement clair et inhabituel par le nez ou l’oreille, surtout après un choc ou une intervention.
- Vertiges, sensation de tête qui tourne ou troubles de l’équilibre.
- Troubles de la marche, de la mémoire ou de la vessie chez certaines personnes âgées.
- Vision trouble ou double, ou gêne visuelle nouvelle.
- Maux de tête chroniques ou inhabituels qui inquiètent le médecin.
Symptômes chez l'enfant
- Chez le nourrisson : tête qui grossit anormalement, vomissements répétés, irritabilité ou mauvaise prise de poids.
- Chez l’enfant plus grand : maux de tête persistants, troubles de l’équilibre, fatigue inhabituelle.
- Écoulement clair par le nez ou l’oreille après un traumatisme crânien.
- L’examen est réalisé avec une équipe pédiatrique et des explications adaptées à l’âge de l’enfant.
Symptômes chez les personnes âgées
- Troubles de la marche avec petits pas, lenteur ou chutes répétées.
- Confusion, ralentissement de la pensée ou troubles de la mémoire nouveaux.
- Incontinence urinaire nouvelle ou difficulté à retenir les urines.
- Maux de tête persistants ou sensation de pression dans la tête.
- Ces signes ne sont pas forcément liés à cet examen : ils peuvent faire partie des raisons pour lesquelles le médecin le prescrit.
Causes
Causes principales
- Rechercher une fuite de liquide céphalorachidien après un choc, une chirurgie ou sans cause évidente.
- Explorer un trouble de la circulation ou de la résorption du liquide céphalorachidien, comme dans certaines formes d’hydrocéphalie.
- Évaluer le fonctionnement d’une dérivation (shunt) dans certains cas précis.
- Mieux comprendre des maux de tête chroniques, des vertiges ou des troubles de l’équilibre inexpliqués.
Facteurs de risque
- Antécédent de traumatisme crânien ou de chirurgie du crâne ou de la colonne vertébrale.
- Antécédent de ponction lombaire ou d’intervention dans le bas du dos.
- Certaines malformations ou kystes des espaces qui contiennent le liquide céphalorachidien.
- Âge avancé pour certains troubles de la marche, de la mémoire ou de la vessie.
- Certaines situations qui augmentent la pression dans le crâne, à évaluer avec le médecin.
Quand consulter un médecin
Consultez un médecin en urgence si :
- Fièvre, raideur de la nuque, confusion ou somnolence après l’examen.
- Mal de tête très intense ou qui s’aggrave rapidement.
- Écoulement clair par le nez ou l’oreille, surtout après un choc à la tête.
- Réaction allergique : gonflement du visage, difficulté à respirer, éruption étendue.
- Douleur importante, rougeur ou gonflement au point d’injection.
Prenez un rendez-vous de routine si :
- Avant l’examen, signalez une grossesse possible, une allergie au produit de contraste, un problème de rein ou un traitement qui fluidifie le sang.
- Posez vos questions sur le déroulement de l’examen, l’attente entre les images et les précautions après l’examen.
- Prenez rendez-vous pour les résultats et pour discuter de la suite.
- Consultez si des maux de tête ou une gêne dans le dos persistent plus longtemps que ce qui vous a été expliqué.
Diagnostic
Le cisternogramme est lui-même un examen diagnostique. Il est prescrit après un entretien, un examen clinique et parfois d’autres examens d’imagerie. En France, sa prescription et sa réalisation suivent les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) et les règles du service qui le réalise.
Tests qui peuvent être effectués
- IRM du cerveau ou de la colonne vertébrale.
- Scanner (TDM) du cerveau ou du rachis.
- Ponction lombaire avec analyse du liquide céphalorachidien, si nécessaire.
- Cisternographie isotopique en médecine nucléaire.
- Cisternoscanner, c’est-à-dire un scanner réalisé après injection d’un produit de contraste dans le bas du dos.
À quoi s'attendre lors de votre rendez-vous
Le service vous expliquera comment vous préparer. On peut vous demander de venir accompagné et de prévoir un temps de surveillance après l’examen. L’injection se fait dans le bas du dos, souvent après anesthésie locale. Vous restez allongé et des images sont prises à intervalles réguliers, parfois sur plusieurs heures. Après l’examen, vous pouvez avoir besoin de vous reposer et de boire normalement. Suivez les consignes du service pour la reprise de vos activités.
Traitement
Le cisternogramme ne traite pas la cause : il aide à mieux comprendre ce qui se passe. La prise en charge dépend ensuite du résultat et de la cause trouvée. Elle est décidée avec votre médecin, souvent en lien avec un spécialiste.
Soins personnels à domicile
- Suivez les consignes du service avant et après l’examen.
- Buvez normalement et reposez-vous si on vous le conseille.
- Notez les symptômes nouveaux ou qui s’aggravent et signalez-les.
- Évitez les efforts importants ou les activités à risque de chute pendant la période recommandée par l’équipe médicale.
Traitements médicaux
Le traitement dépend de la cause. Il peut comprendre une surveillance, des mesures pour favoriser la guérison d’une fuite de liquide céphalorachidien, une prise en charge des symptômes ou une évaluation pour une dérivation. Aucun médicament n’est prescrit pour l’examen lui-même. Votre médecin vous expliquera les options adaptées à votre situation.
Quand la chirurgie est-elle envisagée ?
Une intervention peut être proposée si une fuite de liquide céphalorachidien doit être réparée ou si un trouble de la circulation du liquide nécessite une dérivation. Ce n’est pas l’examen qui décide : c’est l’équipe médicale, après avoir réuni les résultats et discuté avec vous.
Vivre avec cette affection
Après l’examen, la vie quotidienne reprend généralement vite. Une gêne légère dans le dos ou un mal de tête modéré peut exister. Reposez-vous selon les conseils reçus et reprenez progressivement vos activités. Si vous devez attendre les résultats, notez vos questions pour ne rien oublier lors du rendez-vous.
Conseils de mode de vie
- Gardez une hydratation normale.
- Évitez les efforts violents ou les sports de contact pendant la durée conseillée par le médecin.
- Prenez soin de votre sommeil et de votre rythme de vie.
- En cas de chute ou de choc à la tête, consultez rapidement.
Alimentation et exercice
Il n’y a pas de régime particulier lié à cet examen. Buvez normalement et mangez comme d’habitude, sauf consigne contraire du service. Pour l’activité physique, demandez au médecin quand reprendre le sport ou les efforts importants. Une marche douce est souvent possible si vous vous sentez bien.
Santé mentale et bien-être émotionnel
L’attente des résultats ou la peur d’une cause grave peut inquiéter. C’est normal. Parlez-en à votre médecin, à un proche ou à un professionnel de santé. Si vous vous sentez en détresse psychologique, demandez de l’aide sans attendre : contactez un professionnel de santé ou les services d’urgence (15 ou 112).
Prévention
Un examen ne se prévient pas : il est prescrit pour mieux comprendre une situation. Certaines causes explorées peuvent être limitées en prévenant les chocs à la tête, en portant un casque dans les activités à risque et en consultant après un traumatisme crânien.
Vaccins
Non applicable : cet examen n’est pas lié à une vaccination.
Programmes de dépistage
Le cisternogramme n’est pas un examen de dépistage de routine. Il est proposé quand des symptômes ou des résultats d’autres examens font penser à un trouble de la circulation du liquide céphalorachidien.
Complications
En l'absence de traitement
- Si une fuite de liquide céphalorachidien n’est pas prise en charge, elle peut persister et, rarement, favoriser une infection des méninges.
- Un trouble de la circulation du liquide peut s’aggraver et provoquer des troubles de la marche, de la mémoire ou de la vessie.
- Des maux de tête chroniques peuvent persister et gêner la vie quotidienne.
- Ces complications dépendent de la cause : c’est pourquoi l’examen et le suivi sont utiles.
Pronostic à long terme
Le cisternogramme est généralement bien toléré. Les effets indésirables graves sont rares. Les résultats aident l’équipe médicale à proposer la meilleure prise en charge. Beaucoup de situations s’améliorent avec un suivi adapté, et votre médecin reste votre interlocuteur pour la suite.
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Sources et recommandations
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Dernière mise à jour: 3 novembre 2026
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