Après une crise : en attendant les résultats de l'imagerie
Basé sur des recommandations cliniques internationales
Aperçu
Après une première crise convulsive, le médecin peut demander un examen d'imagerie du cerveau, comme un scanner ou une IRM. Cet examen permet de vérifier qu'il n'y a pas de cause visible, comme une cicatrice, un vaisseau anormal ou une tumeur. Il est normal d'être inquiet en attendant les résultats, mais cet examen est un geste de précaution courant et indolore.
Faits essentiels
- L'imagerie cérébrale après une première crise est recommandée, notamment par la Haute Autorité de Santé (HAS).
- L'examen en lui-même est indolore et dure généralement moins d'une heure.
- L'analyse des images prend quelques jours à une semaine ; un résultat n'est ni bon ni mauvais en soi, il guide simplement la suite.
Oui, réaliser une imagerie du cerveau après une première crise est un examen très fréquent. Un très grand nombre de personnes passent un scanner ou une IRM après une crise sans que rien d'anormal n'y soit détecté.
Cela concerne toute personne ayant eu une crise, quel que soit son âge : nourrissons, enfants, adultes et personnes âgées. La prise en charge peut varier selon l'âge et les autres symptômes.
Symptômes
- Si une nouvelle crise survient et dure plus de cinq minutes.
- Si les crises se répètent sans réveil entre elles.
- Si la personne ne reprend pas conscience, si elle a du mal à respirer ou si elle s'étouffe.
- Si elle se blesse gravement pendant la crise.
- ⚠En cas de maux de tête inhabituellement intenses, de troubles de la vision, de difficultés à parler ou à bouger un bras ou une jambe, demandez une consultation dans la journée.
Symptômes courants
- Sensation de fatigue ou de confusion dans les heures et les jours qui suivent la crise.
- Maux de tête modérés, courbatures, parfois des difficultés à se concentrer.
- Petites absences ou anxiété en pensant à l'examen et à son résultat.
Symptômes chez l'enfant
- Chez l'enfant, on peut observer de l'irritabilité, une somnolence inhabituelle ou des pleurs sans raison.
Symptômes chez les personnes âgées
- Chez les personnes âgées, la crise peut laisser plus de confusion ou de faiblesse. Une surveillance particulière est parfois conseillée.
Causes
Causes principales
- L'objectif de l'imagerie est de chercher une cause structurelle dans le cerveau : une cicatrice, une malformation des vaisseaux, une tumeur, des séquelles d'un AVC.
- Une crise peut aussi être provoquée par un événement passager comme une infection ou un trouble métabolique, et dans ce cas l'imagerie est normale.
- Dans certains cas, aucune cause n'est retrouvée : on parle alors d'épilepsie idiopathique, une cause génétique ou inconnue, souvent très bien contrôlée par un traitement.
Facteurs de risque
- Antécédents de traumatisme crânien ou d'AVC.
- Présence de malformations vasculaires connues ou de tumeurs bénignes antérieures.
- Contexte familial d'épilepsie, mais cela reste rare.
Quand consulter un médecin
Consultez un médecin en urgence si :
- Si une nouvelle crise survient, si elle dure plus de cinq minutes, ou si vous ressentez des signes neurologiques importants (paralysie, perte de vision, confusion sévère), appelez le 15 ou le 112 ou allez aux urgences immédiatement.
Prenez un rendez-vous de routine si :
- Vous avez généralement un rendez-vous de consultation avec le neurologue ou votre médecin traitant pour discuter des résultats. N'attendez pas que votre état s'aggrave pour prendre ce rendez-vous.
Diagnostic
L'imagerie est d'abord prescrite après un examen clinique et un interrogatoire. L'imagerie (scanner ou IRM) ne fait pas à elle seule le diagnostic d'épilepsie, mais elle aide le médecin à écarter certaines causes et à orienter la prise en charge.
Tests qui peuvent être effectués
- Un scanner cérébral (tomodensitométrie) : très rapide, réalisé aux urgences lorsqu'une crise vient de se produire.
- Une IRM cérébrale (imagerie par résonance magnétique) : plus détaillée, elle est souvent faite dans un second temps.
- Un électroencéphalogramme (EEG) : un examen qui enregistre l'activité électrique du cerveau, parfois réalisé en plus de l'imagerie.
À quoi s'attendre lors de votre rendez-vous
L'examen se passe allongé sur une table, dans une machine parfois bruyante. On vous demande de rester immobile et de respirer calmement. Parfois, on injecte un produit de contraste dans une veine pour mieux voir certaines zones. Après l'examen, vous pouvez reprendre vos activités normales, sauf indication contraire. Les résultats sont discutés lors d'une consultation ultérieure.
Traitement
En attendant les résultats, l'objectif est d'éviter une nouvelle crise et de gérer les symptômes possibles. Le traitement éventuel dépend de la cause, s'il y en a une, mais il est courant de prescrire temporairement un médicament anti-épileptique, même si l'imagerie est normale.
Soins personnels à domicile
- Reposez-vous dans un endroit calme, avec une lumière douce.
- Évitez de conduire jusqu'à ce que votre médecin vous ait donné l'autorisation.
- Prenez les médicaments prescrits exactement comme indiqué, même si vous vous sentez bien.
- Tenez un journal de vos symptômes : nouveau type de crise, fréquence, effets secondaires.
Traitements médicaux
Les médicaments anti-épileptiques sont le traitement de référence pour prévenir les crises. Plusieurs familles existent, et votre médecin choisira avec vous celui qui convient à votre situation. En cas de cause précise (comme une tumeur), le traitement de la cause est prioritaire.
Quand la chirurgie est-elle envisagée ?
La chirurgie n'est évoquée qu'après un bilan approfondi, si une cause claire est identifiée (par exemple une malformation ou une cicatrice unique). Elle n'est pas envisagée en première intention, et très peu de personnes y ont recours.
Vivre avec cette affection
En attendant les résultats de l'imagerie, la vie quotidienne peut être ponctuée d'angoisse. Il est utile de garder un rythme régulier, de bien dormir, de limiter le stress et d'annoncer à vos proches les gestes à faire en cas de nouvelle crise.
Conseils de mode de vie
- Dormez suffisamment et à des heures régulières ; le manque de sommeil peut favoriser les crises.
- Réduisez l'alcool et, si possible, supprimez-le totalement pendant cette période.
- Évitez de conduire jusqu'à l'avis du médecin, par sécurité.
- Informez votre entourage des numéros d'urgence.
Alimentation et exercice
Une alimentation équilibrée et une hydratation suffisante sont recommandées. Une activité physique modérée est possible, mais évitez les sports à risque en cas de chute (natation seul, escalade) jusqu'à l'avis du médecin.
Santé mentale et bien-être émotionnel
Attendre un résultat peut provoquer de l'anxiété. Parler de vos inquiétudes avec un professionnel de santé, ou avec des proches, est une aide précieuse. Si l'angoisse est trop pesante, un suivi psychologique peut être utile.
Prévention
On ne peut pas prévenir la survenue de toutes les crises, mais bien suivre les avis médicaux, respecter son traitement et adopter un rythme de vie régulier réduit le risque de récidive. L'imagerie elle-même est une mesure de prévention : elle permet de détecter d'éventuelles causes plus tôt.
Programmes de dépistage
Il n'y a pas de dépistage organisé pour l'épilepsie. L'imagerie est prescrite en fonction des symptômes, pour éliminer une cause.
Complications
En l'absence de traitement
- Récidives de crises, avec un risque de chute, de blessure ou d'accident de la route.
- Un état de mal épileptique (crise prolongée) peut être grave s'il n'est pas traité.
- Un retard diagnostique si la cause n'est pas explorée, d'où l'importance de faire l'imagerie prescrite.
Pronostic à long terme
La très grande majorité des personnes passant une imagerie après une première crise ont des résultats normaux et aucun diagnostic d'épilepsie retenu. Quand une cause est trouvée, la médecine dispose de nombreuses options, et le pronostic est souvent bon. Vous n'êtes pas seule face à cette étape : votre équipe soignante vous accompagne.
Trouver du soutien
Organisations internationales
- Ligue internationale contre l'épilepsie (ILAE)
Organisations locales
- Épilepsie France · France
Lignes d'assistance
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Vérifiez toujours avec votre médecin
Les recommandations de santé varient selon les pays et les régions. Les informations de cet article sont fondées sur des recommandations cliniques internationales, mais peuvent ne pas refléter les recommandations, médicaments ou pratiques spécifiques de votre pays. Discutez toujours de vos préoccupations de santé avec votre médecin ou professionnel de santé, et consultez les recommandations nationales locales lorsqu'elles sont disponibles.
Avis important Ces informations sont fournies à titre éducatif uniquement. Elles ne remplacent pas les conseils médicaux, le diagnostic ou le traitement d'un professionnel. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié au sujet de votre situation spécifique. En cas d'urgence médicale, appelez immédiatement les services d'urgence locaux.
Affections liées
Sources et recommandations
Cet article est éducatif et s'appuie sur des sources reconnues d'information sanitaire et de recommandations cliniques lorsqu'elles sont disponibles. Les liens vers les sources peuvent varier selon le sujet.
Dernière mise à jour: 31 juillet 2026
Note éducative: Ces informations sont uniquement à titre éducatif et ne constituent pas un diagnostic.
Utilisez-les pour compléter, et non remplacer, l'avis d'un professionnel de santé.
Si les symptômes sont graves, s'aggravent ou sont urgents, appelez le numéro d'urgence local ou consultez en urgence.